Les palmiers d'intérieur incarnent à eux seuls l'exotisme et l'élégance tropicale. Avec leurs frondes gracieuses qui se déploient en éventail ou en plumeau, ils transforment instantanément n'importe quelle pièce en oasis de verdure. Cultivés en pot depuis l'époque victorienne, ces arbres majestueux sont devenus des classiques incontournables de la décoration intérieure. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, de nombreuses espèces de palmiers s'adaptent remarquablement bien à la vie en intérieur, à condition de comprendre et de respecter leurs besoins spécifiques. Ce guide complet vous aidera à choisir, entretenir et soigner vos palmiers d'intérieur pour en profiter pendant de longues années.

Fiche rapide - Palmiers d'Intérieur
  • Famille : Arecaceae (Palmacées)
  • Origine : Régions tropicales et subtropicales du monde entier
  • Taille en intérieur : 1 à 3 mètres selon l'espèce
  • Croissance : Lente (quelques frondes par an)
  • Difficulté : Facile à modérée
  • Toxicité : Non toxiques pour les animaux et les enfants (Arecaceae)

Les Principales Espèces de Palmiers d'Intérieur

La famille des Arecaceae comprend plus de 2 600 espèces réparties dans les régions tropicales et subtropicales du globe. Seules quelques dizaines s'adaptent véritablement à la culture en intérieur. Parmi elles, quatre espèces se distinguent par leur robustesse, leur beauté et leur disponibilité dans le commerce horticole.

Le Kentia (Howea forsteriana)

Le Kentia est unanimement considéré comme le roi des palmiers d'intérieur, et ce depuis plus d'un siècle. Originaire exclusivement de l'île Lord Howe, un minuscule territoire australien perdu dans le Pacifique Sud, ce palmier a conquis les intérieurs européens dès les années 1870. On le retrouvait dans les grands hôtels, les halls de gare et les salons bourgeois de l'époque victorienne. Aujourd'hui encore, il reste le palmier d'intérieur le plus prisé des décorateurs et des amateurs de plantes.

Le Kentia séduit par son port gracieux et naturellement élégant. Ses longues frondes pennées (en forme de plume), d'un vert profond et brillant, s'arquent délicatement depuis un tronc unique et lisse. En intérieur, il peut atteindre 2,5 à 3 mètres de hauteur, mais sa croissance est extrêmement lente : il ne produit que 1 à 3 nouvelles frondes par an dans les meilleures conditions. Cette lenteur de croissance explique en partie son prix souvent élevé dans le commerce.

Ce qui fait la supériorité du Kentia sur les autres palmiers d'intérieur, c'est sa tolérance exceptionnelle. Il supporte remarquablement bien la faible luminosité, l'air sec du chauffage central, les oublis d'arrosage occasionnels et les températures relativement fraîches (jusqu'à 10 degrés Celsius). Il est quasiment impossible de le tuer par négligence, à condition de ne pas le noyer par des arrosages excessifs. C'est le palmier idéal pour les débutants et pour les pièces peu lumineuses comme les halls d'entrée ou les bureaux.

Le Palmier Areca (Dypsis lutescens)

L'Areca, également appelé palmier d'or ou palmier papillon, est sans doute le palmier d'intérieur le plus vendu au monde. Originaire de Madagascar, il se distingue par son port touffu et multi-troncs : contrairement au Kentia qui pousse sur un seul stipe, l'Areca développe plusieurs tiges fines et dorées qui émergent en touffe depuis la base, chacune portant de longues frondes pennées d'un vert lumineux légèrement jaunâtre.

En intérieur, l'Areca peut atteindre 1,5 à 2,5 mètres de hauteur. Sa croissance est un peu plus rapide que celle du Kentia, produisant 4 à 6 nouvelles frondes par an dans de bonnes conditions. Il est réputé pour ses qualités dépolluantes : la NASA l'a classé parmi les meilleures plantes pour purifier l'air intérieur, notamment contre le formaldéhyde, le xylène et le toluène. Il est également un excellent humidificateur naturel, transpirant une quantité significative d'eau par ses frondes.

L'Areca est cependant plus exigeant que le Kentia. Il a besoin de davantage de lumière, d'un arrosage plus régulier et d'une humidité ambiante plus élevée. Ses frondes ont tendance à jaunir et à brunir plus facilement en cas de stress. Il est aussi plus sensible au calcaire de l'eau du robinet et à l'accumulation de sels dans le substrat. Malgré ces exigences, il reste un palmier accessible et gratifiant quand ses besoins sont satisfaits.

Le Palmier Nain ou Palmier de Salon (Chamaedorea elegans)

Le Chamaedorea elegans, appelé palmier nain, palmier de salon ou encore palmier de montagne, est le plus petit et le plus discret des palmiers d'intérieur courants. Originaire des forêts tropicales humides du Mexique et du Guatemala, il pousse naturellement dans le sous-bois, à l'ombre des grands arbres, ce qui en fait un champion de l'adaptation à la faible luminosité.

Ce palmier compact dépasse rarement 1 à 1,2 mètre de hauteur en intérieur. Ses frondes pennées sont plus courtes et plus fines que celles du Kentia ou de l'Areca, donnant à la plante un aspect délicat et aérien. Il est souvent vendu en touffe de plusieurs plants dans le même pot, créant un effet buissonnant et dense. En conditions optimales, le Chamaedorea peut même fleurir en intérieur, produisant de petites grappes de fleurs jaune orangé suivies de minuscules baies noires — un spectacle rare chez les palmiers cultivés en pot.

Le Chamaedorea elegans est l'un des palmiers les plus faciles à cultiver en intérieur. Il tolère très bien la faible luminosité, les températures fraîches (jusqu'à 12 degrés) et l'air relativement sec. Son seul véritable point faible est sa sensibilité à l'excès d'arrosage : ses racines fines pourrissent facilement dans un substrat constamment détrempé. C'est le palmier idéal pour les petits espaces, les étagères et les bureaux.

Le Palmier Majesté (Ravenea rivularis)

Le Ravenea rivularis, ou palmier majesté, est un ajout relativement récent à la palette des palmiers d'intérieur. Originaire de Madagascar, où il pousse le long des cours d'eau, ce palmier se distingue par son port symétrique et ses frondes pennées d'un vert émeraude intense, légèrement plus larges et plus denses que celles du Kentia. Son tronc, lisse et renflé à la base, lui confère une allure sculpturale très appréciée des décorateurs contemporains.

En intérieur, le palmier majesté peut atteindre 1,5 à 2 mètres de hauteur. Sa croissance est modérée, plus rapide que le Kentia mais plus lente que l'Areca. Ce qui le distingue de ses cousins, c'est son besoin en eau plus important : dans son habitat naturel, il pousse au bord des rivières et a les pieds presque constamment dans l'eau. En pot, il apprécie un substrat qui reste constamment humide, sans toutefois stagner. C'est le seul palmier d'intérieur qui tolère — et même apprécie — un arrosage généreux et fréquent.

Le palmier majesté a besoin d'une lumière vive mais indirecte et d'une humidité ambiante élevée. Il est plus sensible à la sécheresse de l'air que les autres palmiers et peut développer des pointes brunes rapidement dans un environnement trop sec. Ses frondes, nombreuses et généreuses, créent un effet de canopée tropicale particulièrement saisissant dans les grands espaces de vie.

Les Besoins en Lumière des Palmiers d'Intérieur

Contrairement à l'image que l'on s'en fait, les palmiers d'intérieur ne sont pas tous des amoureux du plein soleil. La plupart des espèces cultivées en pot proviennent en réalité du sous-bois tropical, où elles poussent sous la canopée des grands arbres et ne reçoivent qu'une lumière filtrée et diffuse. C'est cette adaptation naturelle qui leur permet de prospérer dans nos intérieurs relativement sombres.

Lumière vive indirecte : l'idéal

La majorité des palmiers d'intérieur se portent au mieux dans une lumière vive mais indirecte. Placez-les à proximité d'une grande fenêtre orientée est ou ouest, où ils recevront plusieurs heures de lumière douce sans être exposés aux rayons directs du soleil de midi. Une fenêtre orientée sud convient aussi, à condition d'interposer un voilage léger ou de placer le palmier à 1,5 à 2 mètres de la vitre.

Le soleil direct est l'ennemi des frondes de palmiers d'intérieur. Contrairement aux palmiers de jardin qui sont acclimatés progressivement au plein soleil, les palmiers cultivés en intérieur depuis leur naissance n'ont jamais développé la résistance nécessaire aux UV intenses. Une exposition directe, même de quelques heures, peut provoquer des brûlures irréversibles : taches jaunes ou brunes, blanchiment des frondes, dessèchement des pointes.

Palmiers et faible luminosité

Parmi les palmiers d'intérieur, certains tolèrent remarquablement bien les environnements peu lumineux. Le Kentia est le champion incontesté de cette catégorie, capable de survivre dans des conditions de luminosité que très peu d'autres plantes vertes accepteraient. Le Chamaedorea elegans est également très tolérant à l'ombre, ce qui n'est pas surprenant compte tenu de son habitat naturel en sous-bois.

L'Areca et le Ravenea sont en revanche plus exigeants en lumière. En situation de faible luminosité prolongée, leurs frondes s'étiolent, pâlissent et deviennent clairsemées. Si votre pièce manque de lumière naturelle, orientez-vous vers un Kentia ou un Chamaedorea plutôt qu'un Areca.

Quel que soit le palmier choisi, tournez le pot d'un quart de tour chaque semaine pour que la plante reçoive une lumière uniforme sur tous ses côtés. Sans cette rotation, le palmier aura tendance à pencher vers la source de lumière et à développer un port asymétrique.

L'Arrosage : La Patience est de Mise

L'arrosage est probablement l'aspect le plus délicat de l'entretien des palmiers d'intérieur. La règle d'or est simple en théorie mais demande de l'observation en pratique : laissez le tiers supérieur du substrat sécher entre les arrosages. Un excès d'eau est bien plus dangereux qu'un manque temporaire pour la plupart des palmiers.

Comment savoir quand arroser

Enfoncez votre doigt dans le substrat sur environ 3 à 5 centimètres de profondeur. Si la terre est encore humide à cette profondeur, attendez quelques jours. Si elle est sèche, arrosez généreusement jusqu'à ce que l'eau s'écoule par les trous de drainage, puis videz la soucoupe après 15 à 20 minutes. Ne laissez jamais votre palmier tremper dans l'eau stagnante : c'est la cause numéro un de la pourriture des racines.

La fréquence d'arrosage varie considérablement selon la saison, la taille du pot, le type de substrat et les conditions ambiantes. En règle générale, comptez un arrosage tous les 7 à 10 jours au printemps et en été, et tous les 10 à 15 jours en automne et en hiver. Mais fiez-vous toujours au toucher plutôt qu'à un calendrier rigide. L'exception à cette règle est le Ravenea rivularis, qui préfère un substrat constamment humide et nécessite des arrosages plus fréquents.

La qualité de l'eau

Les palmiers d'intérieur, et particulièrement l'Areca, sont sensibles au chlore et au calcaire présents dans l'eau du robinet. L'accumulation de sels minéraux dans le substrat provoque le brunissement caractéristique des pointes des frondes. Pour limiter ce problème, utilisez de l'eau de pluie, de l'eau filtrée ou de l'eau du robinet laissée reposer 24 heures dans un récipient ouvert. L'eau doit être à température ambiante pour éviter un choc thermique aux racines.

Tous les deux à trois mois, effectuez un lessivage du substrat : arrosez très abondamment (3 à 4 fois le volume du pot) pour entraîner l'excès de sels minéraux accumulés. Laissez bien égoutter ensuite. Cette pratique simple mais efficace prévient bon nombre de problèmes de brunissement des frondes.

L'Humidité : Un Facteur Souvent Négligé

Bien que les palmiers d'intérieur soient globalement plus tolérants à l'air sec que les fougères ou les calathéas, ils apprécient néanmoins une humidité ambiante de 40 à 60 %. En dessous de 30 %, fréquent dans les intérieurs chauffés en hiver, les pointes des frondes brunissent et le feuillage perd de son éclat.

Pour maintenir une humidité adéquate, les mêmes techniques que pour les fougères s'appliquent : humidificateur d'air, plateau de billes d'argile, regroupement des plantes tropicales. La brumisation des frondes est bénéfique mais doit être pratiquée avec de l'eau non calcaire pour éviter les dépôts blancs disgracieux sur les feuilles. Un nettoyage régulier des frondes avec un chiffon humide élimine la poussière accumulée et améliore la capacité de la plante à photosynthétiser.

L'Areca et le Ravenea sont les plus sensibles à l'air sec. Le Kentia et le Chamaedorea sont plus accommodants, bien qu'ils apprécient également un environnement humide. En hiver, éloignez tous les palmiers des radiateurs et des bouches de chauffage qui projettent un air chaud et desséchant directement sur les frondes.

La Croissance Lente : Comprendre et Accepter

L'une des caractéristiques les plus déconcertantes des palmiers d'intérieur pour les jardiniers habitués aux plantes à croissance rapide est leur lenteur de croissance. Un Kentia ne produit que 1 à 3 nouvelles frondes par an. Un Chamaedorea en produit 3 à 5. Même l'Areca, le plus vigoureux des quatre, ne dépasse guère 5 à 8 nouvelles frondes annuelles. En comparaison, un Monstera ou un Pothos peut produire une nouvelle feuille chaque semaine en été.

Cette lenteur est une caractéristique génétique, pas un signe de mauvaise santé. Les palmiers concentrent leur énergie dans le développement de frondes solides et durables plutôt que dans une croissance rapide. Chaque fronde de palmier peut vivre plusieurs années avant de jaunir naturellement et d'être remplacée par une nouvelle pousse. C'est pourquoi la perte d'une seule fronde est bien plus visible et préoccupante que chez une plante à feuillage abondant et renouvelé rapidement.

N'essayez pas d'accélérer la croissance de votre palmier en le surdosant en engrais ou en le plaçant en plein soleil. Vous obtiendriez l'effet inverse : des brûlures de racines et de feuillage. Respectez le rythme naturel de votre plante et appréciez la valeur de chaque nouvelle fronde qui se déploie.

La Fertilisation : Peu mais Bien

Les palmiers d'intérieur ont des besoins nutritifs modestes en raison de leur croissance lente. Un excès d'engrais est plus néfaste qu'un manque, car il provoque une accumulation de sels qui brûle les racines sensibles et fait brunir les pointes des frondes — exactement le problème que l'on essaie d'éviter.

Type d'engrais

Utilisez un engrais liquide spécial plantes vertes (NPK équilibré comme 10-10-10 ou légèrement plus riche en azote comme 12-6-6) dilué à la moitié de la dose recommandée. Il existe des engrais spéciaux palmiers qui contiennent également du magnésium et du manganèse, deux oligo-éléments essentiels dont les carences sont fréquentes chez les palmiers et se manifestent par un jaunissement des frondes.

Fréquence

Fertilisez une fois par mois de mars à septembre, pendant la période de croissance active. Arrêtez complètement de novembre à février, quand le palmier est en repos. N'appliquez jamais d'engrais sur un substrat sec : arrosez normalement d'abord, puis fertilisez lors de l'arrosage suivant. Un palmier récemment rempoté dans du terreau frais n'a pas besoin d'engrais pendant les 2 à 3 premiers mois, car le substrat neuf contient déjà suffisamment de nutriments.

Le Rempotage : Rarement Nécessaire

Grâce à leur croissance lente, les palmiers d'intérieur n'ont besoin d'être rempotés que tous les 2 à 4 ans, et seulement lorsque les racines commencent véritablement à manquer d'espace. Les palmiers tolèrent d'ailleurs assez bien d'être légèrement à l'étroit dans leur pot — cela peut même freiner leur croissance en hauteur, ce qui est parfois souhaitable en intérieur.

Quand rempoter

Les signes qu'un rempotage est nécessaire sont : des racines qui sortent par les trous de drainage ou qui soulèvent la plante hors du pot, un substrat qui sèche très rapidement après l'arrosage (signe que les racines ont colonisé tout l'espace et qu'il ne reste presque plus de terre), ou une croissance qui stagne depuis plus d'un an malgré de bonnes conditions. Rempotez de préférence au printemps, juste avant le début de la saison de croissance.

Comment rempoter

Choisissez un pot de seulement 2 à 3 centimètres de diamètre en plus que l'actuel. Un pot trop grand par rapport à la motte racinaire retient trop d'humidité et augmente le risque de pourriture. Assurez-vous que le pot dispose de trous de drainage suffisants. Les pots en terre cuite sont excellents pour les palmiers grâce à leur porosité qui favorise l'aération des racines.

Le substrat idéal pour les palmiers est un mélange drainant et légèrement acide. Composez-le avec 50 % de terreau universel de qualité, 25 % de perlite ou de pouzzolane pour le drainage, et 25 % d'écorce de pin fine pour la structure et l'acidité. Vous pouvez aussi ajouter une poignée de sable grossier pour améliorer le drainage.

Lors du rempotage, ne dépotez la plante que si les racines sont véritablement à l'étroit. Manipulez les racines avec précaution : les racines des palmiers sont épaisses et charnues, et elles se régénèrent très lentement. Ne coupez jamais les racines saines d'un palmier. Replantez au même niveau que dans l'ancien pot et arrosez généreusement. Placez le palmier dans un endroit légèrement ombragé pendant deux semaines pour qu'il récupère du stress du rempotage.

Les Pointes Brunes : Le Problème Numéro Un

Le brunissement des pointes des frondes est de loin le problème le plus fréquent chez les palmiers d'intérieur. Quasiment tous les propriétaires de palmiers y sont confrontés à un moment ou un autre. Les causes sont multiples et souvent combinées.

Les causes principales

Vous pouvez couper les pointes brunes avec des ciseaux propres et bien aiguisés pour améliorer l'esthétique de la plante. Coupez juste avant la partie verte, en suivant la forme naturelle de la fronde, en laissant un fin liseré brun (si vous coupez dans le vert, la nouvelle coupe brunira à son tour). Cette taille est purement esthétique et n'affecte pas la santé de la plante.

Les Araignées Rouges : Le Ravageur Principal

Les araignées rouges (Tetranychus urticae) sont les parasites les plus redoutés des palmiers d'intérieur. Ces minuscules acariens, à peine visibles à l'oeil nu (moins de 0,5 mm), se développent dans les environnements chauds et secs — exactement les conditions que l'on trouve dans nos intérieurs chauffés en hiver.

Comment les identifier

Les premiers signes d'une infestation d'araignées rouges sont subtils : de petits points jaunes ou blancs sur la face supérieure des frondes, un aspect général terne et grisâtre du feuillage, et dans les cas avancés, de fines toiles soyeuses entre les pinnules et le long des tiges. Pour confirmer leur présence, placez une feuille de papier blanc sous une fronde et secouez-la doucement : de minuscules points mobiles (les acariens) tomberont sur le papier.

Comment les éliminer

La première ligne de défense est la prévention par l'humidité. Les araignées rouges détestent l'humidité. Maintenez un taux d'humidité supérieur à 50 % autour de vos palmiers et brumisez régulièrement les frondes, en insistant sur la face inférieure des feuilles où les acariens s'installent de préférence.

En cas d'infestation, commencez par une douche vigoureuse : placez le palmier dans la baignoire ou la douche et rincez abondamment toutes les frondes, dessus et dessous, avec un jet d'eau tiède. Cette douche élimine physiquement une grande partie des acariens et de leurs oeufs. Répétez chaque semaine.

Pour les infestations persistantes, appliquez une solution de savon noir (une cuillère à soupe par litre d'eau tiède) ou d'huile de neem diluée sur l'ensemble des frondes, en insistant sur la face inférieure. Répétez le traitement tous les 5 à 7 jours pendant au moins 3 semaines pour éliminer les différentes générations d'acariens.

Les Palmiers Purificateurs d'Air

L'une des vertus méconnues des palmiers d'intérieur est leur capacité à purifier l'air. L'étude Clean Air Study menée par la NASA dans les années 1980 a démontré que plusieurs espèces de palmiers sont particulièrement efficaces pour filtrer les composés organiques volatils (COV) présents dans l'air intérieur : formaldéhyde (émis par les meubles en aggloméré, les tapis et les peintures), benzène (présent dans les détergents et les plastiques), trichloréthylène (solvants) et xylène (vernis, colles).

L'Areca est le champion toutes catégories dans ce domaine. Selon l'étude de la NASA, un Areca de taille adulte peut transpirer jusqu'à un litre d'eau par jour, humidifiant naturellement l'air tout en le filtrant. Le Chamaedorea elegans est également très efficace, suivi du Kentia. Pour une purification optimale de l'air, on recommande généralement un palmier de taille moyenne pour 10 mètres carrés d'espace de vie.

Problèmes Courants et Solutions

Frondes qui jaunissent

Le jaunissement des frondes les plus anciennes (les plus basses) est un processus naturel. Les palmiers perdent régulièrement leurs vieilles frondes au profit de nouvelles pousses au sommet. Ne coupez une fronde jaunie que lorsqu'elle est complètement sèche : tant qu'elle est encore partiellement verte, elle continue de transférer ses nutriments vers le reste de la plante.

En revanche, si les frondes jeunes ou du milieu jaunissent, c'est le signe d'un problème. Les causes les plus fréquentes sont : un excès d'arrosage (racines noyées), un manque de lumière prolongé, une carence en nutriments (surtout en magnésium ou en azote), ou un stress racinaire dû à un rempotage récent ou un pot trop petit.

Croissance stagnante

Rappelons que la croissance des palmiers est naturellement lente. Cependant, si votre palmier ne produit aucune nouvelle fronde depuis plus d'un an, vérifiez les conditions suivantes : lumière suffisante, arrosage adéquat, fertilisation pendant la saison de croissance, et espace racinaire suffisant. Un palmier qui manque de lumière concentre son énergie dans le maintien de ses frondes existantes plutôt que dans la production de nouvelles.

Frondes qui sèchent et frisent

Des frondes qui se recroquevillent, se frisent ou s'enroulent sur elles-mêmes signalent généralement un stress hydrique : soit un manque d'eau (le substrat est complètement sec), soit une humidité ambiante très basse. Arrosez immédiatement et abondamment, brumisez les frondes et évaluez les conditions d'humidité de la pièce. Si le substrat s'est rétracté et se décolle des parois du pot, procédez à un trempage : immergez le pot dans un récipient d'eau pendant 30 minutes pour réhydrater complètement le substrat.

Conseils Saisonniers

Printemps-Été

C'est la saison de croissance active de vos palmiers. Augmentez progressivement la fréquence d'arrosage et commencez la fertilisation mensuelle à partir de mars. Surveillez l'apparition des nouvelles frondes, qui émergent sous forme de « lances » pointues et enroulées au sommet de la plante avant de se déployer lentement. Ne touchez pas ces jeunes pousses, qui sont très fragiles. Si votre palmier a besoin d'un rempotage, c'est le moment idéal. Profitez des beaux jours pour sortir vos palmiers à l'extérieur si possible, dans un endroit ombragé et abrité du vent — ils profiteront de l'humidité naturelle et de la pluie.

Automne-Hiver

Réduisez progressivement l'arrosage et arrêtez la fertilisation. Éloignez les palmiers des radiateurs et des bouches de chauffage. Redoublez d'efforts pour maintenir l'humidité ambiante, que le chauffage central réduit considérablement. Surveillez l'apparition des araignées rouges, qui prolifèrent dans l'air chaud et sec. La perte d'une ou deux frondes anciennes pendant l'hiver est normale et ne doit pas inquiéter.

En Résumé

Les palmiers d'intérieur sont des plantes majestueuses et gratifiantes qui transforment n'importe quel espace en oasis tropicale. Que vous choisissiez le robuste Kentia, le lumineux Areca, le discret Chamaedorea ou le majestueux Ravenea, vous ajouterez à votre intérieur une touche d'élégance naturelle intemporelle. La clé de leur réussite tient en quelques principes simples : une lumière indirecte, un arrosage mesuré, une humidité suffisante et beaucoup de patience face à leur rythme de croissance naturellement lent. En respectant ces besoins, votre palmier vous accompagnera pendant des décennies, devenant un véritable compagnon de vie végétal.

Questions Fréquentes

À quelle fréquence arroser cette plante ?

L'arrosage dépend de plusieurs facteurs : la saison, la luminosité, le type de pot et le substrat. En général, attendez que le terreau soit sec en surface (1-2 cm) avant d'arroser à nouveau. Arrosez moins en hiver.

Cette plante est-elle toxique pour les animaux ?

De nombreuses plantes d'intérieur sont toxiques pour les chats et les chiens. Vérifiez toujours avant d'introduire une nouvelle plante chez vous. Consultez notre guide des plantes pet-friendly si vous avez des animaux.

Pourquoi les feuilles jaunissent-elles ?

Le jaunissement des feuilles peut être causé par plusieurs facteurs : excès d'eau (cause la plus fréquente), manque de lumière, carence en nutriments, ou simplement le vieillissement naturel des feuilles. Examinez les autres symptômes pour identifier la cause.

Quand rempoter une plante d'intérieur ?

Rempotez votre plante au printemps lorsque les racines commencent à sortir des trous de drainage ou lorsque le substrat est épuisé (généralement tous les 1 à 2 ans). Choisissez un pot légèrement plus grand que le précédent.